Dans le Mono, les carrières semblent avoir trouvé un adversaire qui ne compte pas laisser les pelleteuses écrire seules la loi. Le 26 septembre, le préfet Bienvenu Milohin a conduit une descente de la brigade mobile de contrôle dans plusieurs localités de Houéyogbé et de Comé. Sur le terrain, certaines exploitations se poursuivaient alors que des situations administratives n’étaient pas régularisées.
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Le dossier devient plus piquant encore : selon les services techniques, certains contrats sont arrivés à terme, mais des exploitants auraient continué leurs activités en attendant leur renouvellement. Autrement dit, dans certaines carrières, le calendrier administratif semble avancer moins vite que les engins.
Les autorités affirment vouloir durcir les contrôles. Le préfet appelle notamment les autorités locales à assumer leur responsabilité et annonce une nouvelle stratégie destinée à produire des résultats plus visibles lors des prochaines descentes. La brigade devra aussi composer avec des stratégies de contournement développées par certains exploitants, selon les responsables du contrôle.
Mais la fermeté ne suffira pas à elle seule. Le préfet évoque également l’emploi des jeunes et les opportunités offertes par Azôli comme alternatives aux activités irrégulières. Car derrière chaque carrière, il y a aussi une question économique : comment protéger les ressources naturelles sans laisser les jeunes sans solution ? Le prochain contrôle apportera peut-être la réponse. La pression devra produire des résultats durables désormais.
Syste F./La rédaction





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