Cotonou s’est éveillée dans une tension sourde, comme si la ville devinait qu’un basculement s’annonçait. Des tirs ont déchiré le silence avant l’aube, des mouvements inhabituels ont troublé la quiétude des quartiers résidentiels, et une tentative de coup de force a brièvement fait vaciller la normalité. En quelques heures, le pays tout entier a retenu son souffle, suspendu aux échos d’une crise que certains espéraient brève, mais que tous redoutaient profonde.
Parmi les premières cibles figurait le Général Bertin Bada. Son domicile a été attaqué à l’aube par des hommes armés. Dans cette violence brutale, son épouse a tragiquement perdu la vie, donnant à cette tentative de déstabilisation un visage humain, douloureux, et rappelant que derrière les enjeux de pouvoir se cachent toujours des drames personnels. Cette perte a marqué l’opinion et renforcé l’émotion nationale face aux événements.
Dans le même temps, le Général Abou Issa et le Colonel Faïzou Gomina ont été gardés par les mutins, devenant malgré eux des figures centrales de cette journée de chaos. Leur rétention a illustré la gravité de la situation, tandis que les forces loyalistes s’organisaient avec méthode pour reprendre l’initiative. Les sites stratégiques ont été sécurisés, plusieurs éléments impliqués ont été interpellés et la capitale progressivement reprise sous contrôle. Ce n’est que dans la nuit du 7 au 8 janvier que le Général Abou Issa et le Colonel Faïzou Gomina ont finalement été libérés, marquant un tournant décisif dans la normalisation de la situation.
Dans la soirée, la sortie publique du Président de la République, Son Excellence Patrice Talon, a restauré la confiance et réaffirmé la continuité de l’État. À ses côtés, le Chef d’état-major général des armées, le Général Fructueux Gbaguidi, a dirigé avec fermeté et maîtrise la riposte républicaine, assurant le retour progressif au calme.
Cette journée restera gravée comme un avertissement. Elle rappelle la fragilité des équilibres, mais surtout la force d’une nation qui, face à l’épreuve, choisit de se tenir debout.
Wilfrid K./La rédaction







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