La Brigade économique et financière a encore rappelé qu’elle n’est pas un décor de série policière, mais une institution bien réelle où l’on entre rarement par curiosité. Cette fois, c’est Chabi Yayi qui s’est retrouvé face aux enquêteurs, interpellé puis placé en garde à vue, dans une séquence qui a aussitôt enflammé les conversations et réveillé les chroniqueurs du soupçon permanent.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Dans un pays où chaque convocation devient un feuilleton national, l’épisode a pris des allures de théâtre civique. Les uns crient déjà à la tempête politique, les autres à l’acte banal d’une justice qui fait son travail. Pendant ce temps, la BEF, imperturbable, aligne procédures, auditions et formulaires, loin des débats de salons et des procès d’intention expédiés sur les réseaux sociaux.
La garde à vue, faut-il le rappeler, n’est ni un verdict ni une médaille. C’est une étape, encadrée par la loi, où l’on écoute, vérifie, confronte. Rien de plus, rien de moins. Mais dans l’imaginaire collectif, elle devient aussitôt symbole, preuve ou scandale, selon le camp où l’on se place.
Au fond, cette affaire rappelle une évidence souvent oubliée : l’État de droit n’a pas de raccourci. Il avance lentement, parfois maladroitement, mais toujours avec ses règles. Et pendant que la rumeur galope, la justice, elle, marche.
Wilfrid K./La rédaction







Discussion about this post