À Cotonou, l’idée d’un rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel circule désormais comme une rumeur politique impossible à ignorer. Entre tensions avec certains partenaires occidentaux, insécurité grandissante au nord du pays et recomposition des alliances africaines, le Bénin observe discrètement l’AES sans encore franchir le pas du grand mariage géopolitique.
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Le pouvoir béninois sait qu’un rapprochement trop visible avec les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger pourrait provoquer des secousses diplomatiques au sein de la CEDEAO. Mais dans les marchés, sur les réseaux sociaux et jusque dans certains cercles politiques, le discours souverainiste de l’AES séduit une partie de l’opinion.
Entre calcul stratégique et prudence économique, le Bénin avance donc sur une ligne étroite : rester proche de ses voisins sahéliens sans donner l’impression de quitter définitivement le vieux salon ouest-africain.
Wilfrid K./La rédaction






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