Le Bénin continue de transformer la mémoire en acte concret. À Cotonou, 28 Afrodescendants ont officiellement accédé à la nationalité béninoise, lors d’une cérémonie solennelle qui dépasse largement le simple cadre administratif. Pour ces nouveaux citoyens, l’événement ressemble surtout à un retour symbolique vers une terre que l’Histoire avait éloignée de leurs familles.
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Pendant des siècles, la traite transatlantique a dispersé des millions d’Africains à travers le monde. Aujourd’hui, leurs descendants frappent de nouveau aux portes du continent, non plus comme visiteurs de passage, mais comme héritiers revendiquant un lien historique. Le Bénin leur ouvre ainsi une porte juridique, mais aussi une porte mémorielle.
La cérémonie de Cotonou donne une dimension particulièrement forte à cette démarche. Derrière chaque attestation se trouve une histoire familiale, une quête d’identité et parfois plusieurs générations de questions sur les origines. Ici, le passeport n’est donc pas seulement un document : il devient presque un morceau d’histoire remis à son propriétaire.
Avec ces 28 nouveaux bénéficiaires, le Bénin poursuit sa politique de rapprochement avec la diaspora afrodescendante. Une manière originale de rappeler que certaines frontières peuvent séparer les peuples pendant des siècles, sans réussir à effacer complètement la mémoire des origines, et réparer symboliquement le passé.
Wilfrid K./La rédaction






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