Le gouvernement sud-africain dément toute faveur accordée à Starlink, l’entreprise d’Elon Musk. Ce mardi, devant le Parlement, le ministre des Communications, Solly Malatsi, a clarifié la position de l’exécutif concernant les récentes réformes envisagées sur la loi d’émancipation économique des populations noires.
Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer un assouplissement législatif profitant indirectement à Starlink, Malatsi a affirmé que le projet n’avait pas été conçu pour contourner les règles locales. En Afrique du Sud, la loi impose actuellement aux entreprises étrangères de céder 30 % de leur capital local à des groupes historiquement désavantagés. Une condition que Musk a déjà critiquée publiquement, estimant qu’elle freine l’innovation dans son pays natal.
Des élus, dont Khusela Diko, se sont interrogés sur le calendrier de cette réforme et sur une éventuelle manœuvre en faveur de Starlink. Mais Malatsi a balayé ces suspicions : « Nous ne créons pas de dérogation spéciale. Le processus a débuté en septembre dernier, bien avant toute rencontre politique ou influence extérieure. »
Le ministre a insisté sur le fait que cette réforme vise à ouvrir le marché à plusieurs nouveaux opérateurs, afin de renforcer la concurrence et améliorer l’accès à Internet dans les zones mal desservies.
Wilfrid K./La rédaction







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