En Afrique du Sud, le calendrier de l’immigration semble se régler au gré des pancartes. Ce mercredi 30 septembre, des militants de March and March sont redescendus dans les rues pour réclamer le départ des personnes en situation irrégulière. Plusieurs groupes avaient fixé cette date comme échéance aux étrangers sans papiers. À Durban, la mobilisation a été portée par le mouvement associé à Jacinta Ngobese-Zuma. Selon Africanews, la participation est restée inférieure à celle du 30 juin.
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Le phénomène ne se limite plus aux slogans. D’après un décompte de l’AFP relayé par Africanews, plus de 200 000 personnes auraient quitté l’Afrique du Sud, selon les chiffres transmis par plusieurs gouvernements africains ayant rapatrié leurs ressortissants. Le pays voit la question migratoire prendre une dimension régionale.
Le plus inquiétant reste le climat de violences xénophobes qui accompagne certaines mobilisations. La police fait état d’au moins quatre morts, tandis que plusieurs gouvernements étrangers avancent un bilan supérieur.
Le gouvernement sud-africain affirme vouloir faire respecter les lois migratoires tout en combattant la violence, l’intimidation et la xénophobie.
Le paradoxe est brutal : au nom du contrôle des frontières, certains discours risquent de transformer la rue en tribunal improvisé. Or, dans une démocratie, la loi ne devrait pas avoir besoin de pancartes pour s’appliquer. L’immigration ne peut devenir une affaire de chasse aux étrangers.
Wilfrid K./La rédaction






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