À Madagascar, la transition militaire commence déjà à ressembler à ces promesses de “refondation nationale” qui vieillissent plus vite que les discours qui les annoncent. L’opposition réclame désormais la destitution du colonel Michaël Randrianirina, chef du pouvoir de transition arrivé après la chute d’Andry Rajoelina. Un député de l’opposition a saisi la Haute Cour constitutionnelle, accusant le dirigeant militaire de violations répétées de la Constitution.
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Le scénario devient familier sur le continent : un pouvoir militaire présenté au départ comme provisoire, patriotique et salvateur finit rapidement par concentrer critiques, tensions politiques et soupçons d’autoritarisme. Pendant ce temps, les promesses de stabilité, de réforme et de restauration démocratique restent suspendues dans les communiqués officiels pendant que la crise politique continue de s’enliser.
Dans les rues malgaches, beaucoup observent désormais cette transition avec fatigue. Entre inflation, coupures récurrentes, pauvreté persistante et rivalités politiques, une partie de la population voit surtout un pays encore prisonnier d’un cycle où les changements de régime produisent davantage de nouveaux dirigeants que de véritables solutions. Pendant ce temps, les institutions censées sauver la République passent une nouvelle fois leur temps à tenter d’éviter son effondrement politique permanent.
Wilfrid K./La rédaction





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