En Côte d’Ivoire, la politique aime les élections… mais semble parfois moins apprécier leurs conséquences. Après la présidentielle agitée, l’organisation Amnesty International appelle les autorités à libérer des dizaines de personnes arrêtées lors des manifestations liées au scrutin. Parmi elles, selon l’ONG, figureraient même des femmes enceintes, symbole d’une justice qui, parfois, confond vitesse politique et précipitation judiciaire.
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Les arrestations remontent à une période où la tension électorale transformait les rues en arènes politiques improvisées. L’opposition protestait, le pouvoir maintenait l’ordre, et entre les deux, des citoyens se retrouvaient menottés au nom de la stabilité nationale. Dans ce théâtre démocratique, chacun revendique le rôle du défenseur de la République.
Pour Amnesty, la réconciliation politique passe aussi par la libération de ces détenus, considérés comme des prisonniers liés au contexte électoral.
Car en démocratie, les urnes sont censées refermer les crises. Mais en Côte d’Ivoire, certains disent que le scrutin est terminé… tandis que la politique, elle, continue encore derrière les barreaux.
Nadine F./La rédaction





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