À Addis-Abeba, le 39ᵉ sommet de l’Union africaine s’est achevé sur une déclaration sans ambiguïté : « aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels ». Pendant deux jours, les chefs d’État ont tenté de conjuguer fermeté de principe et réalisme diplomatique face aux transitions militaires qui secouent le continent.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Le nouveau président en exercice, Évariste Ndayishimiye, aux côtés du président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a insisté sur la nécessité de maintenir le dialogue, notamment avec les pays de l’Alliance des États du Sahel. Entre condamnation des putschs et coopération sécuritaire, l’équilibre reste délicat.
La lutte contre la prolifération des groupes armés au Sahel a dominé les échanges, avec l’annonce d’une future plateforme sécuritaire régionale. L’organisation panafricaine réaffirme également son ambition de « faire taire les armes », même si certains conflits majeurs, dont celui du Soudan, ont été abordés avec prudence.
Entre principes et pragmatisme, l’Union africaine cherche encore la voie d’une autorité crédible sur un continent traversé par les crises.
Wilfrid K./La rédaction







Discussion about this post