Au Togo, l’opposition tente une nouvelle fois de réveiller une contestation politique que le pouvoir croyait anesthésiée. Une coalition regroupant plusieurs partis politiques et organisations de la société civile s’est réunie à Lomé pour dénoncer les réformes constitutionnelles ayant permis à Faure Gnassingbé de consolider davantage son pouvoir.
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Baptisé « Cadre national de consultation pour le changement au Togo » (CNCC), ce regroupement promet une “nouvelle phase de mobilisation” contre une Constitution que ses membres considèrent comme taillée sur mesure pour prolonger indéfiniment le règne présidentiel. Au Togo, les coalitions d’opposition naissent désormais avec la régularité des saisons, pendant que le pouvoir, lui, reste solidement installé depuis près de deux décennies.
Dans les rues de Lomé, quelques centaines de militants ont répondu à l’appel. Un chiffre modeste mais symbolique dans un pays où la peur des manifestations et la fatigue politique ont fini par réduire les foules. Les opposants dénoncent une gouvernance verrouillée, des arrestations arbitraires et une démocratie devenue un décor institutionnel sans véritable alternance.
Pendant ce temps, le pouvoir assure défendre une réforme destinée à renforcer la représentativité parlementaire. Une explication que beaucoup de Togolais écoutent désormais avec le même enthousiasme qu’un vieux discours électoral recyclé.
Wilfrid K./La rédaction
