Au Togo, une équipe venue filmer les réalités du pays s’est retrouvée au cœur d’un scénario que personne n’avait inscrit au programme. Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et leur collaborateur togolais Fred Vedomey sont détenus depuis le 27 juillet et poursuivis pour « fausses déclarations ». Pour la première fois, Lomé a livré sa version : la justice disposerait d’« indices graves et concordants ».
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Le principal reproche porte notamment sur l’utilisation d’un drone dans des zones considérées comme sensibles, dont la région des Savanes. Selon les autorités, l’autorisation de tournage présentée par l’équipe, datée du 19 juin, était établie au seul nom de Fred Vedomey et ne couvrait pas certaines zones où des images auraient été réalisées. Le gouvernement évoque également d’autres irrégularités dans la préparation et l’exécution du tournage.
La défense, elle, ne reconnaît aucune infraction. La société de production affirme que les documentaristes disposaient des autorisations nécessaires. De son côté, Reporters sans frontières dénonce une procédure qu’elle juge injustifiée et disproportionnée. Le 20 août, Sebastian Perez Pezzani a été placé en résidence surveillée pour raisons médicales, tandis que Gaël Mocaër et Fred Vedomey sont restés en détention provisoire.
Ainsi, au Togo, un reportage censé raconter le quotidien s’est transformé en feuilleton judiciaire. Les caméras sont à l’arrêt, les versions s’opposent et le drone, lui, est devenu malgré lui l’un des personnages principaux de l’affaire.
Wilfrid K./La rédaction





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