Au Tchad, contester le pouvoir continue de coûter plus cher qu’un détournement de fonds. Huit leaders de l’opposition ont été condamnés à huit ans de prison par la justice tchadienne après des manifestations dénonçant la transition politique conduite par les autorités militaires. Officiellement, les accusés sont poursuivis pour troubles à l’ordre public et participation à des rassemblements interdits. Dans les rangs de l’opposition, on parle plutôt d’une justice transformée en prolongement disciplinaire du pouvoir.
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Depuis la mort d’Idriss Déby et l’arrivée de son fils Mahamat Idriss Déby à la tête du pays, les promesses de transition démocratique semblent avancer à la vitesse d’un escargot administratif sous couvre-feu. Les élections se succèdent, les discours sur la réconciliation nationale aussi, mais les arrestations d’opposants restent étonnamment plus rapides que les réformes annoncées.
Dans les rues de N’Djamena, beaucoup observent désormais un climat politique verrouillé où manifester devient un exercice à haut risque. Au Tchad, la démocratie ressemble de plus en plus à une cérémonie officielle : beaucoup de discours, quelques drapeaux… et très peu de place pour la contradiction.
Wilfrid K./La rédaction






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