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SPORT : LE CHRONOMETRE FACE AU TEST GENETIQUE

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Aux Jeux olympiques, on pensait que tout se jouait à la seconde près. Désormais, il faudra aussi courir après un test ADN. À l’horizon 2028, le Comité international olympique a décidé de remettre au goût du jour une pratique que l’on croyait rangée au musée : les tests de « féminité ». Résultat, certaines athlètes devront d’abord prouver leur biologie avant de prouver leur performance.

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Officiellement, il s’agit de garantir l’équité. Dans les faits, le règlement se transforme en laboratoire ambulant où le fameux gène SRY devient le nouveau juge de ligne. Pas de certificat biologique conforme ? Pas de piste, pas de médaille, circulez. Une décision qui exclut de facto les sportives transgenres et une partie des athlètes intersexes, au nom d’un retour aux « fondamentaux ».

Le plus ironique reste sans doute cette nostalgie réglementaire : en 2028, le sport de haut niveau regarde dans le rétroviseur. On modernise les stades, mais on recycle les critères. Certains y voient une justice sportive, d’autres un tri à l’ancienne version scientifique.

Pendant ce temps, les athlètes s’entraînent toujours avec la même obsession : être les meilleurs. Mais visiblement, le chrono ne suffit plus. Avant de battre un record, il faudra désormais passer un test. Bienvenue dans les Jeux olympiques version contrôle qualité.

Wilfrid K./La rédaction

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