À Mogadiscio, le débat constitutionnel a tourné au sport de combat. Mercredi, la session conjointe du Parlement somalien a été suspendue après que les amendements à la constitution provisoire ont provoqué plus de coups que de consensus.
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Depuis 2012, le texte tient bon, mais ses gardiens semblent désormais prêts à le défendre à mains nues. L’opposition accuse la majorité de vouloir étirer les mandats comme on rallonge un discours trop long. Résultat : papiers déchirés, slogans hurlés, sifflets et altercations dignes d’une arène politique sans arbitre. Même le ministre de la Sécurité intérieure s’est retrouvé dans la mêlée, preuve que la sécurité institutionnelle est parfois très physique.
Entre appels à sauver la souveraineté et votes précipités, le président du Parlement a préféré lever la séance. La constitution, elle, attend toujours qu’on la protège… sans chaos.
Wilfrid K./La rédaction
