Au Sénégal, la politique ne se contente plus de préparer l’avenir… elle l’écrit à l’avance. Avec l’adoption d’une réforme du code électoral, le Parlement ouvre clairement une porte : celle d’une candidature d’Ousmane Sonko à la présidentielle de 2029. Un ajustement juridique ? Officiellement oui. Politiquement, c’est beaucoup plus.
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Le texte, adopté à une large majorité par une Assemblée dominée par le pouvoir, vise à corriger une exclusion passée. Rappelons que Sonko, aujourd’hui Premier ministre, avait été écarté du scrutin de 2024 à la suite d’une condamnation judiciaire . Une absence qui avait redessiné le paysage politique et permis l’émergence du duo actuel au sommet de l’État.
Mais cette réforme ne fait pas l’unanimité. L’opposition dénonce une procédure accélérée et y voit une loi taillée sur mesure. Une critique classique, presque attendue, dans un pays où chaque réforme électorale devient un terrain de bataille politique.
Au fond, la question dépasse la personne de Sonko. Elle interroge le fonctionnement même du jeu démocratique : adapte-t-on les règles pour corriger une injustice… ou pour préparer une victoire ?
Au Sénégal, le scrutin de 2029 commence déjà. Et cette fois, il ne se jouera pas seulement dans les urnes, mais dans les textes.
Wilfrid K./La rédaction
