L’Assemblée nationale sénégalaise ouvre ce lundi 17 août une session extraordinaire particulièrement chargée. Cinq textes sont inscrits à l’ordre du jour en une semaine, avec en tête de liste une proposition de loi visant à modifier l’article 37 de la Constitution relatif à la déclaration de patrimoine des hautes autorités de l’État.
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Le texte prévoit de renforcer les obligations actuelles. Jusqu’ici, le président de la République doit déclarer son patrimoine dans les trois mois suivant son entrée en fonction. La réforme introduirait une seconde déclaration à la fin du mandat. Un amendement gouvernemental, déjà validé en commission, propose également d’étendre cette obligation au Premier ministre et au président de l’Assemblée nationale.
Cette réforme intervient dans un contexte politique tendu entre la présidence et la majorité parlementaire issue de Pastef. Une précédente tentative d’élargissement du dispositif avait été censurée par le Conseil constitutionnel après saisine du chef de l’État. Depuis, le président du groupe Pastef, Ayib Daffé, accuse la présidence de ralentir certaines réformes annoncées.
La majorité veut cette fois aller au bout du processus, tout en redoutant un nouveau bras de fer institutionnel.
Les députés devront également se pencher sur les crédits spéciaux, ainsi que sur les réformes du Code du travail et du Code de la sécurité sociale.
A.K.S./ La rédaction
