Le Rwanda se retrouve une nouvelle fois sous les projecteurs, après la découverte macabre d’un opposant en exil en Ouganda. Robert Kabera, ancien militaire rwandais devenu critique du président Paul Kagame, a été retrouvé décapité dans le district de Mpigi, près de Kampala. Son corps a été découvert le 17 octobre, tandis que sa tête demeure introuvable.
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Réfugié en Ouganda depuis 2020, Kabera avait fait de sa chaîne YouTube, « Major Robert TV », une tribune pour ses critiques contre le pouvoir rwandais. Il comptait plus de 140 000 abonnés. Sa voix s’est désormais tue dans des circonstances atroces, laissant derrière elle une famille endeuillée et une enquête sans réponse définitive.
Qui l’a tué ? Pourquoi une telle violence ? À ce stade, la police ougandaise n’a identifié ni les suspects ni le mobile du crime. Accuser Kigali sans preuves serait prématuré ; écarter toute interrogation serait tout aussi irresponsable.
Le drame ravive néanmoins une question embarrassante : les opposants rwandais peuvent-ils réellement se sentir en sécurité lorsqu’ils quittent leur pays ? Pour les exilés, la frontière devrait être un refuge, pas une simple ligne sur une carte. La justice devra établir les faits, identifier les responsables et dissiper les soupçons. Car lorsqu’un opposant est retrouvé décapité, le silence politique ne suffit pas à faire taire les questions.
Syste F./La rédaction
