Joseph Kabila n’a décidément pas terminé sa traversée du désert judiciaire et diplomatique. Condamné à mort par la justice militaire congolaise en septembre 2025, l’ancien président fait désormais face aux sanctions américaines annoncées le 30 avril 2026. Washington l’accuse de soutenir l’AFC/M23 et de chercher à déstabiliser le pouvoir de Kinshasa.
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Kabila, lui, rejette fermement ces accusations. Dans sa réponse, il qualifie les sanctions d’injustifiées et politiquement motivées, estimant qu’elles ne reposent sur aucune preuve irréfutable. Autrement dit, Washington parle de soutien aux rebelles ; Kabila parle d’accusations sans preuves. Dans ce duel de communiqués, chacun semble avoir son propre dictionnaire de la vérité.
Mais l’affaire ne s’arrête pas aux déclarations publiques. Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, l’ancien chef de l’État aurait engagé des démarches discrètes aux États-Unis pour contester ou contrer les mesures prises contre lui. Une riposte diplomatique qui montre que les sanctions américaines pourraient avoir ouvert un nouveau front dans cette bataille politique.
Sur le fond, une question demeure : quelles conséquences concrètes ces sanctions auront-elles sur les ambitions et les réseaux de l’ancien président ? Washington affirme vouloir protéger les efforts de paix dans l’Est congolais. Kabila, lui, entend visiblement ne pas laisser son dossier se refermer sans combat.
Wilfrid K./La rédaction




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