En République démocratique du Congo, la bataille politique entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila prend une nouvelle tournure. Devant les parlementaires de l’Union sacrée, le président congolais a qualifié son prédécesseur de « peureux », quelques jours après la création du Front pour la refondation de la nation , une coalition politico-militaire dirigée par l’ancien chef de l’État.
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La formule est brutale, le message politique limpide : Tshisekedi veut afficher sa fermeté face à un adversaire qui revient désormais dans le jeu par la voie de la confrontation. L’ancien président, qui a dirigé le pays de 2001 à 2019, se retrouve au cœur d’une nouvelle crise, alors que le conflit dans l’Est continue de fragiliser la souveraineté congolaise.
Pendant que les deux camps s’affrontent à coups de déclarations, la majorité présidentielle resserre ses rangs. Les élus de l’Union sacrée ont réaffirmé leur soutien au chef de l’État, dans une démonstration de loyauté qui ressemble aussi à un exercice de mobilisation politique. En période de crise, les applaudissements parlementaires deviennent parfois aussi importants que les discours.
Mais les mots ne reconquièrent aucun territoire et les démonstrations d’unité ne suffisent pas à faire taire les armes. La création du FRN ajoute une dimension politique à une situation sécuritaire déjà explosive, tandis que les Congolais attendent des réponses concrètes.
À Kinshasa, les rivalités se règlent désormais à coups de formules cinglantes. Dans l’Est, pourtant, ce sont les populations qui paient le prix des affrontements. Et aucune punchline présidentielle ne remplacera la paix.
Amina T./La rédaction





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