En République démocratique du Congo, l’opposition vient de se découvrir une nouvelle urgence nationale : empêcher une éventuelle réforme constitutionnelle qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi. Plusieurs figures politiques congolaises se sont regroupées au sein d’une coalition baptisée C64, référence directe à l’article de la Constitution consacré au devoir de résistance citoyenne.
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Dans ce pays habitué aux crises politiques interminables, la Constitution ressemble de plus en plus à un document que chaque camp défend ou attaque selon sa position du moment. Hier opposants acharnés aux révisions constitutionnelles, certains responsables proches du pouvoir évoquent aujourd’hui la nécessité “d’adapter les institutions”. Une formule diplomatique que beaucoup de Congolais traduisent directement par : prolonger le pouvoir.
Pendant ce temps, le pays continue pourtant d’affronter Ebola, les violences armées à l’est et une situation sociale explosive. Mais comme souvent en Afrique centrale, les débats autour des mandats présidentiels semblent parfois mobiliser davantage d’énergie politique que les urgences sécuritaires ou sanitaires.
L’opposition accuse désormais le régime de vouloir installer une “dérive autoritaire”, tandis que les partisans du pouvoir parlent de débat démocratique légitime. Finalement, en RDC, chaque réforme constitutionnelle finit presque toujours par ressembler à une bataille pour savoir qui gardera les clés du palais présidentiel le plus longtemps possible.






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