En République démocratique du Congo, la Constitution est devenue le personnage principal d’un feuilleton politique dont Kinshasa connaît les rebondissements par cœur. Après l’expiration, le 15 août, de son ultimatum demandant un dialogue national inclusif, la Coalition Article 64 (C64) remet la pression sur le pouvoir de Félix Tshisekedi.
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La coalition d’opposition, réunissant notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Matata Ponyo et Delly Sesanga, a annoncé une marche nationale pour le 15 septembre. À Kinshasa, les manifestants doivent converger vers le Palais du Peuple, précisément au moment où le Parlement reprendra ses travaux. Difficile de choisir décor plus symbolique : les uns défendront la Constitution dans la rue, les autres en débattront sous les lustres du Parlement.
La C64 accuse le pouvoir de vouloir ouvrir la voie à une modification constitutionnelle susceptible de permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. Le camp présidentiel, lui, défend la nécessité d’une réforme institutionnelle. Voilà donc la vieille recette politique : chacun affirme agir pour sauver la République, pendant que la République, elle, semble surtout chercher une chaise pour s’asseoir.
Le prochain rendez-vous s’annonce donc électrique. Entre discours, marches et batailles institutionnelles, Kinshasa s’apprête à vivre un nouvel épisode où la Constitution pourrait bien avoir plus de manifestants que de lecteurs.
Wilfrid K./La rédaction
