La capitale congolaise a vécu une nouvelle journée de fortes turbulences politiques, illustrant une fois encore la sensibilité du débat autour du projet de révision constitutionnelle. L’appel de l’opposition à un sit-in devant le Palais du Peuple a donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de sécurité, dans un climat déjà marqué par une vive polarisation politique.
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Gaz lacrymogènes, mouvements de foule et axes routiers perturbés ont rythmé cette journée du 12 juin. Plusieurs figures de l’opposition ont été blessées lors des incidents, dont Martin Fayulu, l’une des principales voix contestataires du pays. Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et le député national Ados Ndombasi figurent également parmi les personnalités touchées au cours des affrontements signalés dans la capitale.
Ces événements interviennent au lendemain d’une intervention remarquée de l’ancien président Joseph Kabila, qui a dénoncé le projet de révision constitutionnelle et appelé à une mobilisation nationale pour la défense de la Constitution. Dans cette confrontation politique de plus en plus tendue, le pouvoir et l’opposition semblent engagés dans un bras de fer dont les conséquences pourraient peser durablement sur la stabilité institutionnelle du pays.
Au-delà des affrontements et des discours, une interrogation demeure : la RDC parviendra-t-elle à privilégier le dialogue politique pour préserver la cohésion nationale et renforcer son processus démocratique ?
Wilfrid K./La rédaction
