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RD-CONGO : KABILA ATTAQUE TSHISEKEDI, MAIS GARDE SES CARTES

JOSEPH KABILLA

Joseph Kabila a ressorti l’artillerie politique. Dans son adresse du 9 octobre 2026, l’ancien président congolais dresse un tableau sombre du pays et accuse le pouvoir de Félix Tshisekedi de dérives autoritaires, de mauvaise gestion et d’échec sécuritaire dans l’Est. Le réquisitoire est sévère. Mais dans ce duel de déclarations, les Congolais attendent surtout autre chose que des échanges de missiles verbaux.

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Kabila dénonce la concentration du pouvoir, les atteintes aux libertés et les velléités de révision constitutionnelle. Il critique également la conduite de la guerre et s’inquiète des accords portant sur les minerais stratégiques. Autant de sujets explosifs dans un pays où la paix demeure une promesse trop souvent reportée. Ces accusations restent toutefois celles de l’ancien chef de l’État et ne constituent pas, à elles seules, des faits établis.

Le plus savoureux se trouve dans la suite : Kabila promet des propositions pour « sauver » la nation, mais garde encore le contenu dans ses tiroirs. Le sauveur annonce donc le sauvetage, sans présenter immédiatement le mode d’emploi. Suspense politique ou stratégie de retour ? Le mystère reste entier.

Après avoir dirigé le pays pendant dix-huit ans, l’ancien président ne peut esquiver la question de son propre bilan. Tshisekedi est désormais sommé de répondre aux critiques ; Kabila, lui, devra démontrer que ses solutions dépassent la nostalgie du pouvoir. Car le Congo n’a pas seulement besoin de discours tonitruants : il attend la paix, des institutions crédibles et des résultats concrets.

Wilfrid K./La rédaction

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