Réunis à Bamako pour la présentation du rapport annuel 2025 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), les responsables de l’organisation ont dressé le bilan d’une année marquée par la résilience économique et la poursuite des chantiers d’intégration régionale. Malgré un environnement international tendu et des incertitudes géopolitiques persistantes, l’espace communautaire a maintenu une dynamique économique jugée solide par ses institutions.
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Selon les données présentées par la Commission, la croissance économique des États membres a atteint 6,7 % en 2025, contre 6,2 % l’année précédente, portée par la vitalité des secteurs productifs et les performances agricoles. Dans le même temps, l’inflation moyenne annuelle s’est stabilisée autour de 0 %, tandis que le déficit budgétaire global a reculé à 3,7 % du PIB, traduisant une amélioration des recettes publiques.
Sur le plan financier, l’endettement global de l’Union a légèrement diminué pour s’établir à 62,7 % du PIB, même si la dette intérieure progresse dans plusieurs pays. Parallèlement, la masse monétaire a continué de croître, reflet d’une activité économique soutenue dans l’ensemble de la zone.
Au-delà des chiffres, l’année 2025 a surtout marqué le lancement opérationnel du plan stratégique IMPACT 2030, conçu comme la nouvelle boussole de l’intégration régionale. Ce programme mise sur le développement de filières clés, le renforcement du marché commun et la promotion du « consommer local ».
Dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans la région, l’UEMOA entend également renforcer les mécanismes de coopération pour la prévention des crises et la lutte contre les menaces transnationales, tout en poursuivant son objectif central : faire de l’intégration économique un levier concret de développement pour les populations ouest-africaines.
Wilfrid K./La rédaction







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