Le scrutin législatif russe s’est achevé avec une victoire annoncée de Russie unie, le parti de Vladimir Poutine. Selon les résultats provisoires, la formation présidentielle obtient une large majorité à la Douma, dans un contexte que l’Union européenne juge marqué par l’absence de conditions électorales équitables. Bruxelles dénonce notamment l’exclusion de candidats d’opposition et l’absence d’observateurs de l’OSCE.
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Pour le Kremlin, les urnes offrent donc un décor particulièrement commode : pendant que la guerre en Ukraine continue, la mécanique électorale vient afficher une stabilité politique soigneusement entretenue. Russie unie recueillait environ 58 % des suffrages selon les résultats partiels, ce qui lui permet de conserver une majorité parlementaire très confortable.
Mais l’Europe regarde ce scrutin avec une tout autre paire de lunettes. L’UE conteste les conditions du vote et condamne également l’organisation de scrutins russes dans les territoires ukrainiens occupés, dont elle affirme qu’elle ne reconnaîtra jamais les résultats.
Pendant ce temps, le front diplomatique n’est guère plus tranquille. Le renouvellement des sanctions européennes contre la Russie suscite de vifs débats, notamment autour d’Alisher Usmanov et Mikhaïl Fridman. Bruxelles envisage de maintenir les sanctions visant des milliers de personnes et entités, tout en discutant du retrait de ces deux hommes de la liste.
Ainsi va la guerre : des bulletins dans les urnes, des drones dans le ciel et des diplomates autour des sanctions. Moscou célèbre son résultat ; Kiev continue de subir les combats.
Syste F./La rédaction
