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PSYCHOPATHE GATE : LA JUSTICE RATTRAPE LA PLUME

WALLACE

Au Bénin, l’affaire dite « Psychopathe gate » vient de rappeler que la liberté d’expression, même armée d’un clavier et d’un smartphone, n’est pas une licence pour tirer à vue. La CRIET a condamné la journaliste Angela Kpeidja à 24 mois de prison avec sursis et à un million de francs CFA d’amende, comme pour souligner que les mots, parfois, coûtent cher quand ils dépassent la ligne jaune.

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À cette sanction pénale s’ajoute une note autrement plus salée : 20 millions de francs CFA de dommages et intérêts à verser à Stevy Wallace, présenté comme la victime de cette tempête médiatique. Une somme qui rappelle que la réputation, en justice, se chiffre désormais comme un bien de luxe.

Mais le verdict ne s’arrête pas là. La Cour a également ordonné la rectification des publications incriminées sur les réseaux sociaux, transformant le fil d’actualité en chantier de réparation morale. Exit les affirmations tapageuses, place aux corrections officielles.

Dans cette affaire, la justice béninoise semble vouloir envoyer un message clair : informer n’est pas diffamer, enquêter n’est pas condamner. Une piqûre de rappel pour une profession souvent tentée par le buzz, où la vitesse de publication dépasse parfois la rigueur. Ici, la plume a couru plus vite que les faits, et la justice l’a rattrapée.

Wilfrid K./La rédaction

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