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PRÉSIDENTIELLE AU GABON

Août 21, 2023
Gabon

Au Gabon, la principale plate-forme d’opposition a désigné son candidat à la présidentielle. Il s’agit d’Albert Ondo Ossa, choisi par Alternance 2023. Il devra faire face au président sortant Ali Bongo Ondimba.

Une plate-forme fédérant les principaux partis d’opposition au Gabon a annoncé vendredi 18 août la désignation d’Albert Ondo Ossa comme candidat « consensuel » face au président sortant, Ali Bongo Ondimba, à l’élection présidentielle du 26 août. Les principaux ténors de l’opposition, qui avançaient en ordre dispersé jusqu’à présent, bien que coalisés au sein de la plate-forme Alternance 2023, ont choisi à la surprise générale cet ancien ministre, a officialisé François Ndong Obiang. Il tentera de barrer la route à un troisième mandat à Ali Bongo, au pouvoir depuis 2009.

Lancée en janvier, Alternance 2023 regroupait six candidats d’opposition et organisait régulièrement des tractations dans l’objectif de faire émerger une candidature commune, seul moyen selon elle d’éviter que les voix ne se dispersent, ce qui serait favorable au candidat sortant.

Eviter que les voix ne se dispersent

Loin d’être favori, Ondo Ossa était opposé à trois ex-ministres : Alexandre Barro Chambrier, du Rassemblement pour la patrie et la modernité, Paulette Missambo, de l’Union nationale, ex-membre du tout-puissant Parti démocratique gabonais, qu’elle a quitté en 2009, et Raymond Ndong Sima, premier ministre d’Ali Bongo Ondimba en 2012.

Les six candidats membres de la coalition s’étaient tous engagés à retirer leur candidature au profit du candidat consensuel. Le 26 août, par un bulletin unique, les électeurs voteront une seule fois pour deux scrutins : ils voteront obligatoirement en faveur d’un candidat à l’élection présidentielle et d’un candidat à l’élection législative issus du même parti, explique le Centre gabonais des élections (CGE).

Des recours de l’opposition et de la société civile devant la Cour constitutionnelle, pour dénoncer une violation de la « séparation des pouvoirs », ont été rejetés lundi 14 août. « L’adoption d’un bulletin unique viole la liberté de choix de nombreux électeurs », a dénoncé François Ndong Obiang vendredi, qui affirme la volonté de la plate-forme de « prioriser l’élection présidentielle » pour « déjouer le piège tendu par le pouvoir en place ».

Séverin A. / La Rédaction

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