À Washington, les élections de mi-mandat du 3 novembre ont infligé un sérieux revers aux républicains : les démocrates ont repris le contrôle des deux chambres du Congrès. Pour Donald Trump, le scrutin ressemble à un rappel peu aimable de la réalité électorale. La Maison-Blanche peut gouverner, mais elle devra composer avec un Parlement moins docile.
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À Pékin, Xi Jinping observe la scène avec intérêt, sans nécessairement sortir le champagne. La défaite de son rival américain peut offrir à la Chine une marge de manœuvre dans les discussions commerciales, notamment sur les droits de douane. Mais croire que le président chinois vient de recevoir un cadeau stratégique serait aller vite. Les démocrates restent, eux aussi, méfiants à l’égard de Pékin, particulièrement sur les questions technologiques et taïwanaises.
Le spectacle a de quoi nourrir l’ironie. Trump, qui a souvent présenté sa méthode comme celle d’un négociateur imbattable, découvre que les électeurs peuvent aussi lui adresser une facture. Les promesses économiques, les tensions internationales et le coût de la vie ont pesé dans le verdict des urnes. Le slogan de la victoire permanente se heurte ainsi à une majorité parlementaire hostile.
Xi Jinping n’a donc pas gagné les élections américaines. Il bénéficie d’un interlocuteur politiquement affaibli, mais toujours puissant en politique étrangère. Entre opportunité et prudence, Pékin devra calculer chaque mouvement. Dans ce duel, le sourire diplomatique ne garantit jamais la partie gagnée.
Wilfrid K./La rédaction
