À l’approche du sommet de Phnom Penh, la France s’active pour empêcher la République démocratique du Congo de claquer la porte de l’Organisation internationale de la Francophonie. Kinshasa envisage cette rupture si Louise Mushikiwabo, secrétaire générale et candidate à un troisième mandat, est reconduite. La Francophonie devient une salle de négociation où l’on parle d’unité.
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La RDC soutient Juliana Amato Lumumba, fille de Patrice Lumumba, pour diriger l’organisation. Mais sa candidature ne ferait pas l’unanimité dans les chancelleries. Plusieurs diplomates s’interrogeraient sur sa capacité à conduire l’institution. Kinshasa réclame le changement, mais doit encore convaincre que son choix peut rassembler.
Paris multiplie les démarches pour éviter le divorce. La diplomatie française voudrait préserver l’unité d’une organisation fragilisée par les tensions entre Kinshasa et Kigali. Mission délicate : empêcher une rupture sans donner l’impression de dicter le choix du prochain patron.
La scène a de quoi faire sourire, jaune. Une institution censée promouvoir le dialogue voit ses membres se livrer à un bras de fer autour de ses commandes. La langue commune rapproche les peuples ; les ambitions, elles, semblent surtout les séparer.
Le sommet des 15 et 16 novembre à Phnom Penh devra éclaircir cette équation. D’ici là, la France joue les pompiers, Kinshasa brandit la sortie et la Francophonie retient son souffle. Reste à savoir si l’organisation défendra ses principes ou survivra au prix d’un compromis diplomatique.
Wilfrid K./La rédaction
