La scène politique béninoise adore les symboles. Après le départ de Thomas Boni Yayi du parti Les Démocrates, voilà que son fils Chabi Yayi claque à son tour la porte. Un duo père-fils qui quitte la maison politique presque en synchronisation, comme si la sortie était inscrite dans un agenda familial soigneusement coordonné.
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Officiellement, il s’agit d’un choix personnel, d’une nouvelle orientation, d’un repositionnement stratégique. Officieusement, les observateurs y voient un séisme interne. Car quand le fondateur et son héritier s’éclipsent, ce n’est plus une simple démission, c’est un changement d’ère. L’adage « après moi, c’est le déluge » flotte dans l’air, entre ironie et prophétie auto-réalisatrice.
Satire politique oblige : un parti privé de son mentor et de son prolongement générationnel ressemble à un orchestre sans chef. Reste à savoir si Les Démocrates sauront transformer cette onde de choc en renaissance ou si l’histoire retiendra surtout le départ en cascade d’une dynastie politique qui aura marqué son temps.
