La course au secrétariat général de l’ONU rappelle parfois une finale où les applaudissements comptent moins que les bulletins glissés discrètement dans l’urne. Cette semaine, l’ancien président sénégalais Macky Sall a découvert que les premiers signaux du Conseil de sécurité ne jouent pas encore franchement en sa faveur. Lors d’un vote indicatif, son score est apparu en retrait par rapport à plusieurs concurrents, sans toutefois sceller l’issue de la compétition.
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Dans les couloirs de la diplomatie, chacun connaît pourtant la règle : un vote exploratoire n’est ni une victoire, ni une condamnation. Les équilibres évoluent au fil des consultations, des compromis et des calculs géopolitiques. Mais les chiffres, eux, ont parfois la fâcheuse habitude de parler plus fort que les discours.
L’ONU reste un immense échiquier où les ambitions nationales croisent les intérêts des grandes puissances. Les candidats promettent des réformes, tandis que les États évaluent surtout leur capacité à rassembler.
Pour Macky Sall, la partie est donc loin d’être terminée. Encore faut-il transformer les soutiens diplomatiques en voix concrètes. À New York, la route vers le sommet ne se mesure pas en kilomètres, mais en alliances, en patience… et parfois en retournements de dernière minute.
Wilfrid K./La rédaction
