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ONU : LE VETO MENACE L’AMBITION DE MACKY SALL

MACKY SALL

À l’ONU, les ambitions internationales se heurtent parfois à une réalité aussi brutale qu’un coup de tampon diplomatique. Macky Sall, ancien président du Sénégal, convoite le fauteuil de secrétaire général des Nations unies. Mais dans cette course prestigieuse, les diplômes politiques et les discours sur le multilatéralisme ne suffisent pas : il faut aussi convaincre ceux qui détiennent les clés du pouvoir.

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Le Conseil de sécurité, véritable club des puissants, dispose d’un privilège redoutable : le droit de veto. Cinq membres permanents peuvent bloquer une candidature, même si elle bénéficie d’un large soutien ailleurs. Voilà une belle leçon de démocratie internationale, où l’égalité proclamée entre les États s’arrête parfois devant la porte des grandes capitales.

La candidature de Macky Sall se retrouve ainsi confrontée aux calculs géopolitiques et aux rapports de force. Le soutien africain, lui-même loin d’être unanime, constitue un autre enjeu de taille. Comment prétendre parler au nom du monde lorsque le continent dont on est issu ne présente pas un front commun ? La diplomatie adore les symboles, mais elle préfère encore les majorités solides.

L’ancien chef d’État devra donc franchir plusieurs obstacles avant d’espérer succéder à António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026. Dans cette compétition, les déclarations de principe ne remplacent ni les alliances ni les compromis.

Au siège new-yorkais, le spectacle est connu : tous les États sont souverains, mais certains le sont manifestement davantage que d’autres. Pour Macky Sall, le défi ne consiste plus seulement à convaincre qu’il peut diriger l’ONU, mais à obtenir le feu vert de ceux qui peuvent lui fermer la porte.

Wilfrid K./La rédaction

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