Pour la deuxième année consécutive, Mahmoud Abbas ne pourra pas faire le déplacement à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU : Washington lui refuse le visa. Le président de l’Autorité palestinienne dénonce des « mesures punitives », pendant que les États-Unis justifient leur décision par l’absence de réformes et par des actions palestiniennes qu’ils estiment contraires aux engagements pris.
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La scène a quelque chose d’ironique : dans la maison censée offrir une tribune à tous, l’un des invités les plus attendus doit encore passer par un écran. Pas besoin de tapis rouge, donc ; cette année encore, la diplomatie se fera à distance.
Pour éviter que l’absence physique ne devienne une absence tout court, l’Assemblée générale a autorisé Abbas à intervenir par vidéo. La résolution a obtenu 152 voix favorables, contre trois oppositions et quatre abstentions. L’ONU maintient ainsi la participation palestinienne, tandis que Washington maintient ses restrictions de visas.
Le dossier illustre surtout une contradiction diplomatique persistante : l’ONU veut préserver l’espace du dialogue multilatéral, alors que son pays hôte impose des restrictions à certains représentants. Les États-Unis invoquent leurs propres critères politiques et juridiques ; les Palestiniens dénoncent une décision injustifiée.
Abbas parlera donc sans être là. Une prouesse technologique, certes, mais surtout le rappel qu’en diplomatie internationale, même la porte d’entrée peut devenir un message politique.
Amina T./La rédaction





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