Au Nigeria, démissionner n’est pas toujours un adieu… c’est souvent un simple changement de costume. Le ministre des Affaires étrangères claque la porte ? Pas de panique. Ici, on ne quitte pas la scène, on change juste de rôle. Direction : les élections de 2027.
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Officiellement, tout est propre. Une règle, un départ, une ambition. Mais en réalité, le calendrier politique nigérian ressemble à une course où certains partent avant même que le coup d’envoi ne soit donné. Pourquoi attendre la campagne quand on peut déjà occuper le terrain ?
Dans ce théâtre bien rodé, la démission devient une stratégie. On abandonne un fauteuil pour en viser un autre, parfois plus confortable. Et pendant que le public applaudit la « rigueur institutionnelle », les acteurs, eux, peaufinent leur prochain acte.
Car au Nigeria, la politique est une discipline particulière : on ne descend pas vraiment du pouvoir, on le contourne.
Au fond, la question n’est plus de savoir qui gouverne… mais qui prépare déjà la prochaine bataille. Et visiblement, certains ont pris une belle longueur d’avance.
Wilfrid K./La rédaction







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