Au Nigéria, la libération d’écoliers kidnappés soulève une question explosive : l’État a-t-il payé pour leur liberté ? Selon une révélation de l’Agence France-Presse, plusieurs millions de dollars auraient été versés à Boko Haram pour libérer jusqu’à 250 élèves et membres du personnel d’une école catholique enlevés dans l’État du Niger.
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L’argent aurait été acheminé par hélicoptère jusqu’à Gwoza, dans l’État de Borno, fief historique des insurgés, et remis à un commandant influent du groupe. Une opération aussi discrète que gênante, dans un pays où la loi interdit formellement le paiement de rançons. Officiellement, les autorités démentent catégoriquement.
Mais ce déni peine à convaincre. Entre impératif humanitaire et crédibilité sécuritaire, Abuja marche sur une ligne de crête. Payer, c’est sauver des vies. Ne pas payer, c’est affirmer l’autorité de l’État. Pendant ce temps, Boko Haram, actif depuis 2009, continue de transformer l’enlèvement en arme politique et financière.
Nadine F./La rédaction







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