Au Nigeria, l’armée affirme avoir éliminé plusieurs nouveaux cadres de l’ISWAP, la branche ouest-africaine de l’organisation État islamique, dans le cadre d’opérations menées avec le soutien des États-Unis. Depuis plusieurs jours, les autorités nigérianes multiplient les annonces de frappes aériennes et de succès militaires dans le nord-est du pays, notamment autour du bassin du lac Tchad.
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Officiellement, près de 175 combattants auraient déjà été neutralisés. Une démonstration de force que le pouvoir présente comme un tournant stratégique dans une guerre qui dure pourtant depuis plus de quinze ans. Mais au Nigeria, chaque annonce militaire spectaculaire réveille aussi une vieille méfiance populaire : celle d’un conflit où certains chefs terroristes semblent parfois mourir plusieurs fois dans les communiqués officiels avant de réapparaître quelques mois plus tard.
Pendant ce temps, dans les villages du Borno, les populations continuent de vivre entre peur, déplacements forcés et attaques sporadiques. Car malgré les victoires annoncées, Boko Haram et l’ISWAP restent capables de frapper écoles, routes et communautés isolées.
Le plus cruel dans cette guerre reste peut-être cette impression de conflit sans fin où chaque offensive militaire promet la paix… pendant que l’insécurité continue de survivre à presque tous les communiqués de victoire.
Wilfrid K./La rédaction
