Déchue provisoirement de sa nationalité par les autorités nigériennes, Mariama Mayra Djibrine ne semble pas disposée à abandonner le combat politique. À 37 ans, cette médecin devenue figure de l’opposition affirme vouloir poursuivre son engagement en faveur d’un retour à l’ordre constitutionnel au Niger, mais aussi dans l’ensemble des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
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À la tête de l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS), Mayra s’est imposée comme l’une des voix les plus critiques des régimes dirigés par Abdourahamane Tiani, Assimi Goïta et Ibrahim Traoré. Son parcours, mêlant expertise scientifique, engagement associatif et militantisme politique, tranche avec les profils traditionnellement associés aux opposants sahéliens.
Ironie de l’histoire : si un décret peut retirer une nationalité, il ne suffit pas toujours à faire taire une conviction. Bien au contraire, cette décision semble avoir offert à Mariama Mayra Djibrine une visibilité accrue sur la scène régionale. Dans un Sahel en pleine recomposition politique, la bataille des idées continue de se jouer bien au-delà des frontières administratives, où les voix dissidentes cherchent encore leur place face à des pouvoirs de plus en plus contestés.
Wilfrid K./La rédaction
