Au Mali, le pouvoir panse les plaies… pendant que les blessures continuent de s’ouvrir. Deux jours après les attaques coordonnées du 25 avril, le Premier ministre Abdoulaye Maïga s’est rendu au chevet des victimes, affichant compassion et fermeté dans un contexte où l’émotion rivalise avec l’inquiétude.
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Officiellement, le message est clair : rassurer, soutenir, mobiliser. Le chef du gouvernement appelle au calme et à l’unité, affirmant que les attaques visaient à semer la peur sans y parvenir . Une posture attendue, presque institutionnelle, face à l’une des offensives les plus audacieuses menées contre le pays ces dernières années.
Mais derrière les images de solidarité, une réalité plus dure s’impose. Ces attaques coordonnées ont frappé Bamako, Kati et plusieurs villes stratégiques, révélant une capacité d’organisation et de nuisance inquiétante des groupes armés . Pire encore, elles ont coûté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara, symbole même de l’appareil sécuritaire .
Dans ce contexte, la visite du Premier ministre apparaît comme un geste nécessaire… mais insuffisant.
Car au Mali, la compassion ne remplace pas le contrôle. Et tant que les attaques parlent plus fort que les discours, une question persiste : qui rassure vraiment qui ?
Wilfrid K./La rédaction
