Au Mali, le procès de Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, tient l’opinion en haleine. Le chroniqueur comparaît devant la Cour d’appel de Bamako avec l’activiste Rokia Doumbia, dite « Rose », dans une affaire où les accusations d’association de malfaiteurs et d’atteinte au crédit de l’État et de ses institutions occupent le devant de la scène.
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À la barre, Ras Bath rejette les faits qui lui sont reprochés. La défense conteste notamment la valeur des enregistrements audio versés au dossier, pendant que l’accusation tente d’établir des liens entre les deux prévenus.
Puis est arrivée la partie où la justice sort sa calculatrice : le parquet a requis dix ans de prison ferme contre Ras Bath, ainsi qu’une amende de 240 000 FCFA. Pour Rokia Doumbia, dix ans ont également été requis, dont cinq avec sursis. Mais une réquisition n’est pas encore une condamnation : la Cour garde le dernier mot.
Dans un pays où la parole publique se retrouve régulièrement sous haute surveillance, ce procès dépasse donc le simple cadre judiciaire. Ici, chaque mot pèse lourd, surtout lorsqu’il est prononcé au micro.
Wilfrid K./La rédaction
