La visite officielle d’Assimi Goïta à Ouagadougou, le 5 novembre, a donné lieu à une démonstration de fraternité avec Ibrahim Traoré. Les deux dirigeants veulent renforcer leur coopération, notamment contre le terrorisme, consolider l’Alliance des États du Sahel et accélérer les échanges entre leurs pays. Le communiqué annonce la préparation de la onzième session de la Grande Commission mixte Burkina-Mali.
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Sur le papier, l’agenda est ambitieux : sécurité, diplomatie, développement, santé, éducation et souveraineté. À croire que les deux capitales ont trouvé la formule capable de résoudre, d’un même sommet, les urgences du quotidien et les défis stratégiques. Reste une question protocolaire : quand ces engagements descendront-ils des salons présidentiels jusque dans les territoires éprouvés ?
La lutte contre les groupes armés demeure pourtant une épreuve concrète, qui ne se règle ni par des poignées de main ni par des communiqués rédigés. Les populations attendent des résultats mesurables : davantage de sécurité, des services publics accessibles et des perspectives économiques. La souveraineté proclamée gagne, elle aussi, à se vérifier dans la vie réelle.
Les deux chefs d’État ont salué l’accueil réservé au Mali aux Burkinabè refoulés de Guinée. Assimi Goïta a enfin invité Ibrahim Traoré au Mali, invitation acceptée. Le prochain déplacement est donc annoncé ; le calendrier des résultats, lui, reste à écrire. Entre fraternité affichée et urgence sécuritaire, l’alliance sera jugée moins à ses déclarations qu’à ses effets.
Wilfrid K./La rédaction






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