La Libye, l’Algérie et la Tunisie ont conclu, mercredi à Tripoli, un accord portant sur une exploitation « rationnelle et équitable » des eaux souterraines du Sahara septentrional, à travers la signature de la Déclaration de Tripoli. Cet engagement vise à renforcer la coordination entre les trois pays pour une gestion durable de cette ressource stratégique et non renouvelable.
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Le système aquifère du Sahara septentrional, l’un des plus vastes réservoirs d’eau douce souterraine au monde, est estimé à plus de 40 000 milliards de m³. Il est réparti entre l’Algérie (62 %), la Libye (30 %) et la Tunisie (8 %).
Le dispositif prévoit la mise en place d’outils de suivi et de modèles de gestion destinés à encadrer l’exploitation et à prévenir toute surexploitation, dans un contexte de pression climatique croissante. Chaque pays bénéficiera de quotas définis, assortis d’un mécanisme de surveillance des niveaux et de la qualité de l’eau.
Issu d’un processus engagé en 2024, cet accord marque une avancée significative dans la coopération régionale autour d’un enjeu stratégique majeur pour la sécurité hydrique et alimentaire du Maghreb.
A.K.S./ La rédaction
