Face à l’érosion côtière, le gouvernement béninois veut visiblement éviter de naviguer à vue. En mission sur le littoral Est, le ministre Georges Alé a choisi le terrain, les données et les échanges avec les populations avant toute décision définitive.
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La démarche commence par une réunion technique réunissant les institutions chargées du littoral. Objectif : croiser les expertises, identifier les zones les plus vulnérables et comprendre les causes du phénomène. Ici, pas question de tirer des conclusions au doigt mouillé : la preuve doit précéder la décision.
Sur les sites proches du pipeline de Sèmè, la délégation a ensuite constaté les effets de l’érosion et échangé avec des riverains, notamment des pêcheurs confrontés à la perte d’espaces de vie et à la fragilisation de leurs activités.
Autre annonce forte : la SoBIMaF doit devenir un outil national majeur de gestion maritime et fluvio-lagunaire. Le gouvernement veut également renforcer les capacités de maintenance grâce à un chantier naval.
En clair, Cotonou veut désormais construire sa souveraineté maritime, plutôt que louer indéfiniment les solutions des autres.
Wilfrid K./La rédaction






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