Le Libéria s’apprête à accueillir jusqu’à 1 200 personnes expulsées des États-Unis vers un pays qui n’est pas le leur. L’accord, annoncé le 18 août 2026, prévoit leur arrivée sur une période d’un an, avec un premier groupe de 20 personnes attendu dès jeudi. Une manière, pour Washington, de déplacer la frontière migratoire… sans forcément déplacer le problème.
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Les personnes concernées pourront être originaires d’Afrique, des Amériques ou des Caraïbes. Selon les autorités libériennes, elles seront médicalement aptes à voyager et certaines pourraient demander l’asile au Libéria ou choisir de poursuivre leur route. Le gouvernement insiste sur une démarche humanitaire et sur la tradition d’accueil du pays.
Mais derrière le vocabulaire diplomatique, l’affaire soulève quelques questions bien moins confortables. Car ces expulsions concernent notamment des personnes que les États-Unis ne peuvent pas renvoyer directement vers leur pays d’origine en raison de protections juridiques liées aux risques de torture ou de persécution. Voilà donc la grande innovation : quand la porte du pays d’origine reste fermée, on cherche une autre porte, parfois à plusieurs milliers de kilomètres.
Monrovia affirme que les personnes accueillies seront libres de demander l’asile ou de quitter le pays. Reste à voir comment cette opération, présentée comme humanitaire, sera vécue sur le terrain. Pour le Libéria, l’hospitalité devient ainsi un nouveau sujet diplomatique, avec une addition potentiellement salée en matière de droits humains.
Wilfrid K.La rédaction
