À quelques encablures de la présidentielle d’avril 2026, les confessions religieuses béninoises ont sorti la règle, le miroir et la lampe torche. Résultat : un portrait du futur président, soigneusement brossé, sans nom, sans visage, mais avec beaucoup de vertus.
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Un chef de l’État presque céleste, prié d’aimer le peuple plus que le pouvoir, et les finances publiques plus que son propre compte bancaire.
Selon ce référentiel moral, gouverner ne serait plus un sport de combat, mais un sacerdoce. Le président rêvé doit servir sans se servir, décider sans écraser, diriger sans diviser. Humble, intègre, craignant Dieu mais respectant la Constitution, il devra manier la prière aussi bien que les dossiers économiques, et parler au FMI sans perdre son âme.
La compétence est également convoquée à l’autel. Le futur locataire du palais devra connaître l’État mieux que ses slogans, maîtriser la géopolitique sans improvisation et gérer l’argent public comme un bien sacré. Transparence, rigueur et vision sont exigées, comme s’il s’agissait d’un recrutement à très haut risque… ce qui, en réalité, est le cas.
Derrière ce portrait idéal, le message est clair : le Bénin n’a plus envie de dirigeants providentiels à géométrie variable. Il veut un président rassembleur, responsable et prévisible. Reste à savoir si, dans la jungle électorale, ce président « modèle » existe autrement que sur le papier. En attendant, les électeurs sont invités à comparer, discerner… et prier un peu aussi.
Wilfrid K./La rédaction







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