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LE PROCHE-ORIENT S’EMBRASE, LES FRAPPES FONT COMPTABILITÉ

BEROUTH

Le ciel libanais n’a guère eu le temps de reprendre son souffle. En moins d’une heure, l’aviation israélienne a multiplié les frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, le Liban-Sud et la Békaa, visant méthodiquement une dizaine d’antennes d’al-Qard el-Hassan, le bras économique du Hezbollah. Ici, plus question de simples roquettes : ce sont désormais les caisses, les bureaux et les symboles financiers qui passent sous les bombes, comme si la guerre avait décidé de faire un audit express.

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Des villages de Habbouche, Toul et Deir el-Zahrani à ceux d’Aïn Bourdaï et Laboué, les frappes se sont enchaînées avec une précision presque administrative. Tyr, Qana et Nabatiyé avaient déjà servi d’avant-goût. Satire amère : quand les armes parlent, même les institutions économiques deviennent des cibles militaires, et la notion de « banque locale » prend soudain un sens explosif.

Pendant ce temps, les détonations résonnent bien au-delà du Liban. À Jérusalem, puis jusque dans les hubs régionaux comme Dubaï ou Abou Dhabi, les explosions alimentent un climat de nervosité généralisée. Le Proche-Orient ressemble désormais à un tableau de bord en alerte permanente, où chaque frappe promet une riposte et chaque riposte annonce un nouveau chapitre. Ici, la guerre ne se contente plus de s’étendre : elle se diversifie.

Wilfrid K./La rédaction

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