Le général Abdourahamane Tiani avait promis la rupture. En chassant la France et les États-Unis du Niger, il invoquait la souveraineté retrouvée, l’indépendance enfin assumée, la fin des tutelles étrangères. Le discours était martial, la mise en scène impeccable.
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Puis sont arrivés les partenaires “alternatifs”. Africa Corps, vitrine sécuritaire de la Russie, s’est installé dans le paysage. Coopération stratégique, dit-on.
Diversification, précise-t-on.
Et pendant que l’on redéfinit les alliances à l’Est, l’Ouest n’a pas totalement disparu : environ 300 soldats italiens demeurent stationnés à Niamey, au nom de la stabilité et de la formation. Rome reste là où d’autres sont partis, discrètement, méthodiquement.
Ainsi va la souveraineté version “Titanic” : on expulse un partenaire occidental pour mieux en accueillir un autre, tout en ouvrant la porte à un troisième. Le pavillon change, les discours aussi. Mais le port d’attache, lui, reste résolument international.
La rédaction






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