Il aura fallu traverser l’Atlantique pour que Félix Tshisekedi et Martin Fayulu se parlent calmement. À Washington, loin des slogans de Kinshasa et des micros nerveux, le président congolais et son opposant historique se sont retrouvés autour d’une table, sous l’œil discret mais vigilant des organisateurs du National Prayer Breakfast. Preuve que, parfois, la diplomatie commence là où la politique nationale s’enlise.
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Pendant une heure, pas de déclarations enflammées ni de procès électoral. On parle dialogue national, paix et inclusivité, avec une préférence affichée pour une médiation divine… ou au moins ecclésiastique. Fayulu, fidèle à sa ligne, insiste sur le rôle central des Églises catholique et protestante. Tshisekedi écoute. À Washington, même les oppositions semblent plus policées.
Ce n’est pas la première fois que les deux hommes se croisent. Mais l’étrangeté demeure : en RDC, le dialogue divise ; à l’étranger, il devient fréquentable. Comme si la distance aidait à baisser le ton, voire à hausser le niveau.
Reste à savoir si cette rencontre était un vrai pas vers la réconciliation nationale ou une parenthèse diplomatique bien cadrée. Une chose est sûre : quand la politique congolaise s’invite à Washington, elle parle soudain le langage du consensus. Le plus dur sera de le traduire à Kinshasa.
La rédaction







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