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KENYA : LA VIOLENCE POLITIQUE REFAIT SURFACE AVANT 2027

Le spectre des violences électorales inquiète déjà le Kenya

À l’approche de l’élection générale de 2027, le Kenya voit ressurgir un vieux démon que beaucoup espéraient définitivement rangé au musée des mauvais souvenirs : la violence politique. La société civile tire aujourd’hui la sonnette d’alarme face à des attaques, intimidations et affrontements qui commencent à accompagner les activités politiques. Plusieurs incidents ont été signalés depuis juin, selon la Commission nationale kényane des droits humains.

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Le dernier épisode à Homa Bay a particulièrement fait parler. Des journalistes couvrant un rassemblement politique ont été agressés et des véhicules de médias vandalisés. Reporters sans frontières dénonce des violences incompatibles avec une campagne électorale libre et appelle les autorités à protéger les professionnels de l’information.

Le problème, c’est que le scénario est tristement connu. Au Kenya, la politique peut rapidement passer du débat d’idées au concours de muscles. Et à mesure que 2027 approche, certains semblent déjà avoir ressorti les vieilles recettes : intimidation, groupes organisés et violences de rue. Des organisations de défense des droits humains alertent précisément sur ce risque.

Pendant ce temps, le gouvernement assure que les institutions nationales sont capables de gérer la situation et rejette les appels à une intervention internationale.

Reste une question : le Kenya veut-il réellement organiser une bataille électorale autour des idées ou laisser les gros bras écrire le programme ? Parce qu’une démocratie où les militants ont besoin de casques avant de prendre la parole ressemble davantage à un ring qu’à une république.

Wilfrid K./La rédaction

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