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KAGAME FACE AU MONDE POING LEVÉ

Kagame

À Kigali, Paul Kagame n’a pas parlé pour rassurer. Il a parlé pour résister. Devant un dialogue national soigneusement orchestré, le président rwandais a transformé la scène en tribune de défi, balayant d’un revers de main les menaces de sanctions américaines comme on chasse une poussière importune. Les injonctions internationales ? Étouffantes. Les avertissements ? Répétitifs. La réponse ? Non.

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Selon Kagame, le Rwanda ne s’invite pas en République démocratique du Congo, il s’y protège. Une présence militaire présentée comme une mesure de survie face à des milices hostiles, héritières supposées du génocide de 1994. Kinshasa conteste, évidemment. Mais dans ce bras de fer verbal, chacun campe sur sa vérité, pendant que les civils continuent de payer la facture.

Le président rwandais renvoie la balle à la communauté internationale, accusée de s’acharner sur Kigali tout en ménageant, selon lui, un pouvoir congolais incapable de régler ses propres crises. Quant aux accusations d’exploitation des minerais congolais, elles sont tournées en dérision : si tel était le cas, dit-il, le Rwanda serait déjà outrageusement riche.

Pendant ce temps, à Washington, les sanctions s’organisent. À Kigali, on s’endurcit. Entre menaces diplomatiques et discours de souveraineté, le conflit se joue aussi sur le terrain des mots. Et dans cette partie, Kagame a clairement choisi de ne pas reculer, quitte à isoler davantage son pays, convaincu qu’en Afrique centrale, céder serait le véritable danger.

La rédaction

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